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La question du logement et le mouvement ouvrier français.

FLAMAND Jean Paul

Éditions de la Villette

1981

245 p

19 UL

HABITAT OUVRIER ; POLITIQUE DU LOGEMENT ; LOGEMENT SOCIAL ; HISTOIRE

Pour quelles raisons la revendication sur l'habitat est-elle absente des discours des organisations politiques et syndicales ? Voilà la problématique originale que propose cet ouvrage s'intéressant à la place du logement dans les luttes menées par le mouvement ouvrier français, depuis le milieu du XIXe siècle jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale.Menée collectivement, cette investigation se décline sur plusieurs thèmes : la figure honnie du propriétaire au XIXe siècle, le rôle du prix des loyers déclencheur des émeutes populaires au XIXe siècle, l'appropriation de l'espace public par les classes les plus défavorisées, leur marginalisation progressive des centres-villes, enfin le problème des « mal-lotis ». L'ouvrage débute par un essai de Michelle Perrot qui retrace le refus obstiné de la population ouvrière de se voir rejeter en périphérie et, de la sorte, exclue de la ville. Cette volonté de rester au centre prime sur tout autre considération, notamment sur la qualité du logement. Passé les années vingt, le phénomène change de nature et les couches populaires de comportement. En banlieue, les lotissements bouleversent les équilibres ancestraux et donnent naissance à la ceinture rouge. Annie Fourcaut et Jacques Girault analysent les comportements des municipalités communistes confrontées au problème des mal-lotis. L'évolution des attitudes à l'égard du logement renvoie également à la possibilité d'acquérir son habitat. Roger-Henri Guerrand s'emploie à retracer le contexte idéologico-politique dans lequel évoluait le mouvement ouvrier à cet égard et la montée du « propriétarisme »

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