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Documents  XIXe SIÈCLE | enregistrements trouvés : 206

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- 248 p , 70 AH

Dossier sur le patrimoine maritime. Restauration de l'église Saint Gervais à Paris.Restauration de l'architecture métallique au XIXe siècle à Paris : la halle au blé, la Bourse, la gare saint Lazare, Expositions Universelles, grand Palais

RESTAURATION ; MONUMENTS HISTORIQUES ; PHARE ; PORT ; ARCHITECTURE MILITAIRE ; GARE MARITIME ; EGLISE ; XIXe SIÈCLE ; CONSTRUCTION METALLIQUE

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n° 29 - 463 p , 55 UL

Le logement social dans le roman du XIXe siècle, les chiffonniers parisiens et leurs cités, alcoolisme et maladies populaires à Paris à la fin du XIXe siècle, assistance et urbanisme sous le Second Empire, la cité eugénique...

HISTOIRE SOCIALE ; HABITAT-HISTOIRE ; XIXe SIÈCLE ; SANTE

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- 23 p , 15 IFG

A travers de nombreux exemples de reconversion du patrimoine industriel, Nicolas Pierrot présente les enjeux et les problématiques de ce type de reconversion en Île-de-France.

ARCHITECTURE INDUSTRIELLE ; RECONVERSION ; XXe SIÈCLE ; XIXe SIÈCLE

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- 210 P , 83 AML

À travers trois générations, les Lesage (Victor, Robert et Pierre) ont contribué à façonner le paysage parisien et francilien. Leurs carrières témoignent d'une attention à toutes les échelles d'intervention, de la devanture de magasin aux plans d'urbanisme, des immeubles posthaussmanniens à la ZAC Paris Rive gauche en passant par des immeubles phares de l'identité parisienne comme la Mutualité ou l'actuel Barrio Latino.
Ce livre propose donc d'analyser les principaux projets de cette dynastie d'architectes bretons, en mettant l'accent sur leur souci constant de répondre aux problématiques spécifiques du moment (logement, résorption de l'habitat insalubre, monumentalisation des entrées, équilibre du territoire, etc.). Il inscrit les travaux des Lesage dans le contexte historique spécifique de l'Île-de-France, plus particulièrement dans l'histoire des lotissements et des plans d'urbanisme que les trois générations ont établis. Cette dimension urbaine, à laquelle est naturellement associée celle des espaces libres et des jardins, constitue le fil rouge de cet ouvrage.
À travers trois générations, les Lesage (Victor, Robert et Pierre) ont contribué à façonner le paysage parisien et francilien. Leurs carrières témoignent d'une attention à toutes les échelles d'intervention, de la devanture de magasin aux plans d'urbanisme, des immeubles posthaussmanniens à la ZAC Paris Rive gauche en passant par des immeubles phares de l'identité parisienne comme la Mutualité ou l'actuel Barrio Latino.
Ce livre propose donc ...

XIXe SIÈCLE ; XXe SIÈCLE ; MONOGRAPHIE ; ARCHITECTURE

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- 224 p , 123 PH

S'affichant en héritier de Charlemagne, Napoléon voulut bâtir un empire dépassant celui des Carolingiens. Et de Paris, il entendit faire la capitale de cet empire. Il en fut donc le premier urbaniste, s'employant à moderniser et à embellir la ville.
En améliorant l'éclairage public, en creusant des égouts, en élevant des marchés et des halles, en alimentant de nombreuses fontaines> l'Empereur changea le quotidien des Parisiens. Mais c'est aussi de faste qu'il rêvait ; il aménagea de splendides promenades, fit construire des palais et des monuments, en restaura d'autres>
Dans le même temps, le clan Bonaparte investissait les palais de la royauté tandis que les généraux de la Grande Armée s'établissaient dans les hôtels de la vieille aristocratie : c'est dans l'opulence, le luxe et la grandeur que devait être célébrée la légende napoléonienne.
S'affichant en héritier de Charlemagne, Napoléon voulut bâtir un empire dépassant celui des Carolingiens. Et de Paris, il entendit faire la capitale de cet empire. Il en fut donc le premier urbaniste, s'employant à moderniser et à embellir la ville.
En améliorant l'éclairage public, en creusant des égouts, en élevant des marchés et des halles, en alimentant de nombreuses fontaines> l'Empereur changea le quotidien des Parisiens. Mais c'est ...

HISTOIRE DE L'URBANISME ; XVIIIe SIÈCLE ; XIXe SIÈCLE ; HISTOIRE DE L'ARCHITECTURE ; HISTOIRE SOCIALE

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- 115 p , 154 PU

Si Paris est aujourd'hui la ville la plus visitée du monde, c'est en grande partie grâce au travail accompli par Haussmann entre 1853 et 1870. Ce fut une véritable métamorphose, tant au plan spatial que social. Son approche globale de Paris et de sa banlieue conduisit Haussmann à concevoir deux réseaux complémentaires d'égouts et d'adduction d'eau potable : deux aménités distribuées identiquement, sans distinction de classe, à tous les habitants de la capitale. Il faut noter que leur conception précède l'ère pastorienne.
Mais alors que, dès son époque, l'oeuvre du Préfet fut célébrée en Europe et jusqu'aux États-Unis, elle n'a, en France, jamais cessé d'être méconnue et dénigrée. En outre, les édiles parisiens ne se sont guère préoccupés de l'entretenir.
Pour éclairer concrètement la démarche haussmannienne, les auteurs ont conçu une anthologie révélant, en particulier, la dimension conservatoire du travail effectué par le Préfet. Les textes cités sont empruntés aux Mémoires, à des documents inédits ainsi qu'aux témoignages d'auteurs étrangers et français. Une séquence photographique du boulevard Saint-Germain, montrant de nombreuses maisons pré-haussmanniennes préservées au fil de cette percée, vient appuyer la démonstration.
Ainsi se révèle l'actualité de l'oeuvre haussmannienne, à l'heure où la mondialisation promeut, à l'échelle planétaire, le même type d'agglomération.
Si Paris est aujourd'hui la ville la plus visitée du monde, c'est en grande partie grâce au travail accompli par Haussmann entre 1853 et 1870. Ce fut une véritable métamorphose, tant au plan spatial que social. Son approche globale de Paris et de sa banlieue conduisit Haussmann à concevoir deux réseaux complémentaires d'égouts et d'adduction d'eau potable : deux aménités distribuées identiquement, sans distinction de classe, à tous les habitants ...

HISTOIRE DE L'URBANISME ; XIXe SIÈCLE

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- 631 p , 153 PU

Morizet a été un membre très actif de la commission du Vieux Paris et de la commission des monuments historiques. Publié en 1932, son livre fait immédiatement référence. Il propose une histoire fouillée, documentée, systématique d'un siècle de métamorphose de Paris. Un modèle d'historiographie positiviste, sur fond d'enthousiasme pour les développements contemporains et à venir du Grand Paris.

SOMMAIRE :
Avant-propos : Paris en 1800
Première partie. Les embellissements de Paris de 1800 à 1853
I.Les débuts de l'administration parisienne. Le préfet de l'empire : Frochot
II.Le préfet de la Restauration. Chabrol le liquidateur
III.Au temps de Louis-Philippe. La tirelire de Monsieur de Rambuteau
IV.L'entracte de 1848. Un essai de mairie centrale
V.Louis-Napoléon, urbaniste
VI.M. Berger, préfet de la présidence. La fin du « parlouër aux bourgeois »
Deuxième partie. Haussmann et la transformation de Paris (1853-1870)
I.Un sous-préfet sous Louis-Philippe. Un préfet du prince-président. La jeunesse d'Haussmann
II.Pourquoi Persigny le nomma à Paris
III.La grande croisée de Paris
IV.Le traité des 180 millions
V.L'annexion de la banlieue
VI.L'apogée du grand préfet
VII.Naissance du Paris de l'Ouest
VIII.Les difficultés financières
IX.Le lion devenu vieux
Troisième partie. Vers le Grand Paris
I.Depuis> la liquidation d'Haussmann (1870-1929)
II.Maintenant> la région parisienne
Morizet a été un membre très actif de la commission du Vieux Paris et de la commission des monuments historiques. Publié en 1932, son livre fait immédiatement référence. Il propose une histoire fouillée, documentée, systématique d'un siècle de métamorphose de Paris. Un modèle d'historiographie positiviste, sur fond d'enthousiasme pour les développements contemporains et à venir du Grand Paris.

SOMMAIRE :
Avant-propos : Paris en 1800
Première ...

HISTOIRE DE L'URBANISME ; XVIIIe SIÈCLE ; XIXe SIÈCLE

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- 135 p

A la fin du XVIIIe siècle, les Fermiers généraux ont la charge de récolter l'impôt sur les denrées entrant dans Paris. Pour éviter les fraudeurs et les contrebandiers, l'idée de ceindre Paris d'une muraille de 24 km fait jour. C'est à l'architecte Claude Nicolas Ledoux que revient la charge d'en ériger les portes, plus connues sous le nom de propylées de Paris. En trois ans, une cinquantaine de barrières d'octroi sont édifiées. Animées par le souffle d'une architecture visionnaire, elles présentent chacune un répertoire stylistique différent. Ledoux s'illustre avec génie dans l'art de conjuguer la forme et la fonction, l'idéal et le contestable. Quatre d'entre elles sont arrivées jusqu'à nous, rescapées ayant fini par rejoindre, in fine, le panthéon de l'architecture française. Avec l'histoire des propylées, l'auteur nous convie à une promenade poétique et sensible le long des murailles de Paris ; grâce à ses illustrations originales, il nous permet la découverte d'une exceptionnelle série architecturale, restituée pour la première fois dans son intégralité. A la fin du XVIIIe siècle, les Fermiers généraux ont la charge de récolter l'impôt sur les denrées entrant dans Paris. Pour éviter les fraudeurs et les contrebandiers, l'idée de ceindre Paris d'une muraille de 24 km fait jour. C'est à l'architecte Claude Nicolas Ledoux que revient la charge d'en ériger les portes, plus connues sous le nom de propylées de Paris. En trois ans, une cinquantaine de barrières d'octroi sont édifiées. Animées par le ...

ARCHITECTURE CLASSIQUE ; ENCEINTE ; XIXe SIÈCLE

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- 159 p , 9 PAC

À Paris, la signature artistique de la Belle Époque, de la fin du XIXe siècle à la Grande Guerre, ne se résume pas aux volutes de l'Art nouveau. Si celles-ci peuplent les décors, elles sont moins présentes dans l'architecture. Les temps s'illustrent plutôt dans une joyeuse diversité des styles, des architectes et des créations au service d'un éclectisme bouillonnant. Paradoxalement, ce ne sont pas ceux qui entendaient rompre avec le passé qui ont le mieux préparé l'avenir, mais ceux qui s'attachaient à renouveler la tradition classique, dépassant les modes et s'inscrivant dans la durée.
Du Grand au Petit Palais, de la Samaritaine aux Galeries Lafayette, du Castel Béranger au Céramic hôtel> l'architecture 1900 transcende son époque.
À Paris, la signature artistique de la Belle Époque, de la fin du XIXe siècle à la Grande Guerre, ne se résume pas aux volutes de l'Art nouveau. Si celles-ci peuplent les décors, elles sont moins présentes dans l'architecture. Les temps s'illustrent plutôt dans une joyeuse diversité des styles, des architectes et des créations au service d'un éclectisme bouillonnant. Paradoxalement, ce ne sont pas ceux qui entendaient rompre avec le passé qui ...

GUIDE D'ARCHITECTURE ; ART NOUVEAU ; ART DECO ; XIXe SIÈCLE ; XXe SIÈCLE

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- 201 p , 116 UL

La jouissance d'un toit constitue l'une des pierres angulaires de notre société. Au début du XXIesiècle, la crise du logement que l'on croyait réglée depuis les années 1970 semble être revenue. Les temps sont à nouveau marqués par l'introuvable équilibre entre une offre inadaptée et une demande jamais assouvie. Parce que le logement est à la fois marchandise, socle de la solidarité nationale, objet de désir comme de spéculation et de tentative de patrimonialisation, il ne peut quitter l'horizon des politiques comme celui de la vie quotidienne de chacun. Dans ce contexte tendu qui érode et banalise la « question du logement », un discours différent est-il possible& ? Le pari de cet ouvrage est de revenir sur les contraintes et les attentes liées au logement pendant plus d'un siècle. L'observation sur la durée permet de faire le lien entre l'actualité immédiate et le temps plus long de l'histoire du logement en France depuis la fin du XIXe siècle. Que nous disent, sur le logement ou sur son manque, la visibilité accrue des personnes à la rue ? L'occupation d'immeubles par des familles et des individus sans domicile ? Les hésitations du logement social ? L'actualité apparaît souvent irréductible à toute comparaison avec hier ou, au contraire, sommairement similaire avec tel ou tel repère devenu lieu commun, au détriment de logiques plus souterraines.
Une réalité complexe dans laquelle contraintes, rêves et désirs restent toujours étroitement mêlés.
La jouissance d'un toit constitue l'une des pierres angulaires de notre société. Au début du XXIesiècle, la crise du logement que l'on croyait réglée depuis les années 1970 semble être revenue. Les temps sont à nouveau marqués par l'introuvable équilibre entre une offre inadaptée et une demande jamais assouvie. Parce que le logement est à la fois marchandise, socle de la solidarité nationale, objet de désir comme de spéculation et de tentative ...

XIXe SIÈCLE ; LOGEMENT SOCIAL

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- 160 p , 119 UV

Suburbia est un terme que les Anglo-Saxons utilisent depuis longtemps pour désigner l'urbanisation périphérique des grandes villes. À l'opposé des agglomérations séculaires, la suburbia recouvre une tout autre forme de ville, faite de contraires, qui unifie campagne et centres denses, dispersion et congestion et où, pendant le siècle et demi passé, ont été inventées les nouvelles formes urbaines. Mégastructure, zone piétonne, impasse résidentielle, enclave, dalle urbaine, superblock, centre multifonctionnel, village urbain y sont nés.
Parcourir les cent cinquante dernières années démontre qu'il ne s'agit pas d'un événement subi, imprévu, voire catastrophique, improprement baptisé « étalement urbain ». Cette formule, trop géographique, cache l'action d'une utopie d'inspiration libérale obstinément entretenue au long des aléas de l'histoire urbaine du capitalisme : l'avènement d'une « démocratie de propriétaires ». Imaginée à la fin du XVIIe siècle par John Locke et ses suiveurs, elle s'est peu à peu réalisée à travers la colonisation des campagnes par les citadins, au cours de laquelle se sont inventées les formes urbaines de la dispersion. Ce faisant, ces formes ont changé, ainsi que les relations des citadins à leur espace public.
En construisant des infrastructures de transport rapides et en favorisant l'accession à la propriété des citadins, l'acteur décisif de cette conquête fut l'État-providence. Si ce dernier est actuellement en crise, cela résulte notamment du succès de la suburbanisation, car la démocratisation de l'accès au patrimoine immobilier a développé une société civile de citoyens-propriétaires bien organisée, plus adepte de l'entre-soi, donc moins désireuse des protections et solidarités assurées par la puissance publique.
Suburbia est un terme que les Anglo-Saxons utilisent depuis longtemps pour désigner l'urbanisation périphérique des grandes villes. À l'opposé des agglomérations séculaires, la suburbia recouvre une tout autre forme de ville, faite de contraires, qui unifie campagne et centres denses, dispersion et congestion et où, pendant le siècle et demi passé, ont été inventées les nouvelles formes urbaines. Mégastructure, zone piétonne, impasse ré...

ZONE PERI-URBAINE ; RAPPORT CENTRE-PERIPHERIE ; BANLIEUE ; URBANISATION ; XIXe SIÈCLE ; XXe SIÈCLE ; HISTOIRE DES VILLES

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- 160 p , 67 PB

Ce livre d'histoire propose une réflexion sur les rapports que Paris entretient avec l'industrie et son environnement depuis le milieu du XVIIIe siècle.
Signe de l'entrée dans la modernité pour les uns, porteur de régression sociale pour les autres, l'ère industrielle est assurément une période de profondes transformations du tissu urbain et d'importants bouleversements du champ économique et social pour les Parisiens. La dimension problématique de cette activité doit aujourd'hui être redécouverte. Aussi a-t-il paru nécessaire à l'historien Thomas Le Roux et quelques-uns des grands spécialistes de ces questions de revenir sur les débuts de cette période et d'identifier les activités industrielles et leurs conséquences sur le paysage, les dangers et les résistances à l'industrie. Les traces dans le paysage et dans le bâti, qui restent aujourd'hui visibles, constituent un patrimoine et interrrogent la mémoire industrielle.
Ce livre d'histoire propose une réflexion sur les rapports que Paris entretient avec l'industrie et son environnement depuis le milieu du XVIIIe siècle.
Signe de l'entrée dans la modernité pour les uns, porteur de régression sociale pour les autres, l'ère industrielle est assurément une période de profondes transformations du tissu urbain et d'importants bouleversements du champ économique et social pour les Parisiens. La dimension pro...

XVIIIe SIÈCLE ; XIXe SIÈCLE ; ARCHITECTURE INDUSTRIELLE ; VILLE INDUSTRIELLE

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- 433 p , 118 PH

Cet ouvrage collectif est tiré du colloque et de l'exposition qui ont célébré en 2010 le cent-cinquantième anniversaire de l'annexion de Paris. Florence Bourillon et Annie Fourcaut avaient alors été sollicitées par Pierre Mansat, adjoint à la ville de Paris en charge des relations avec la métropole, et le Comité d'histoire de la ville de Paris, pour faire un retour sur le moment de l'annexion, ses conditions et ses effets, son histoire et son influence sur le devenir de l'agglomération parisienne. Au-delà du déplacement de la limite communale, l'ouvrage s'intéresse à la mutation d'un vaste territoire, la «petite banlieue», annexé par décret du 1er janvier 1860, ainsi qu'au rapport du Paris agrandi avec sa « banlieue ». L'annexion est ici vue à la fois comme un événement et un processus de moyenne durée, anticipé par la réflexion sur la protection fortifiée de Paris, déclenché par le cycle haussmannien et prolongé par la mutation du territoire élargi de la ceinture agglomérée. De fait, en revenant sur les étapes progressives de sa construction, cette étude diachronique de l'agrandissement de Paris prolonge les travaux publiés et exposés, vingt ans auparavant, au Pavillon de l'Arsenal, par Jean-Louis Cohen et André Lortie, sous le titre Des fortifs au périf.

2La question des fortifications remonte au début du XIXe siècle lorsque la ville est saisie par la peur de l'invasion après l'occupation consécutive à la campagne de France. La construction de l'enceinte démarre en 1842, dispositif composé d'un mur, de bastions, d'ouvertures et d'une zone non aedificandi sur laquelle, pour des raisons militaires, il est interdit d'édifier des constructions. Localisée à distance du Paris urbanisé (enserré par le mur des fermiers généraux), l'enceinte doit permettre l'autosuffisance de la ville en cas de siège. Le morcellement des communes sur lesquelles elle s'édifie leur fait perdre leur autonomie, marquant un nouvel état du contentieux qui oppose Paris et ses voisins. Préfigurant un horizon d'extension de la capitale, le mur d'enceinte délimite un vaste territoire annulaire, couvrant l'équivalent de la superficie du « petit Paris » et matérialisant une zone franche intramuros mais à l'extérieur de l'octroi où s'exerce un contrôle social moins strict. Là s'épanouiront des lotissements de fortune, des activités de loisirs, licites ou illicites, ce statut de soupape concernant aussi les activités qui vont s'y implanter : industries, abattoirs, négoces.

3Le dynamisme de la « petite banlieue » et la congestion de la ville-centre conduiront les autorités parisiennes à agrandir la capitale, permettant à la fois son intégration et sa rationalisation. Soumis à enquête publique, le décret du 9 février 1859 « relatif à l'extension des limites de Paris » donnera lieu à 341 dires issus des communes de banlieue, qui, en dépit de leur faible nombre à l'échelle de la population consultée, donnent un aperçu des résistances et des appuis que suscite le projet d'annexion. Paris double sa superficie et gagne près de 350?000 habitants. Fusion, protection, absorption : l'annexion pose en des termes renouvelés la question de l'extériorité de la ville, de ses seuils et de ses rapports de pouvoir et de solidarité avec la périphérie. Les communes déjà divisées par l'édification des fortifications en leur sein, sont une nouvelle fois dépossédées de leur identité, amputées de fragments conséquents de leur territoire, eux-mêmes morcelés, à l'instar de Belleville qui sera séparé en deux arrondissements.

4Tracés de nouvelles voies, créations d'équipements, de lotissements : l'unification de l'extension se fera lentement, jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale qui condamne définitivement l'enceinte, dont l'utilité militaire avait déjà été mise en défaut dès le siège de Paris en 1870. Le déclassement sera prononcé en 1919. L'entreprise colossale d'arasement s'enclenche peu après, libérant une vaste zone de ceinture, produisant nombre de visions urbanistiques : hygiénistes, progressistes, circulatoires. Que faire du gigantesque vide laissé par le démantèlement du dispositif territorial de l'enceinte ? Un quart de la superficie libérée sera bâti par le puissant office des HBM de Paris sous la forme d'une nouvelle ceinture d'immeubles hauts, tandis que l'office des HBM du département de la Seine projette hors les murs les cités-jardins ; le reste de la zone est alors destiné à une ceinture verte, projet repris dans les premiers plans du Grand Paris. Consacrant une fois de plus la relation conflictuelle et solidaire entre Paris et sa banlieue, l'invention du périphérique parisien, envisagé sous Vichy, programmé en 1953 et achevé en 1973, signe une nouvelle rupture d'échelle annonçant l'aménagement métropolitain de Paris « qui n'est plus une ville mais une agglomération, [et] va devenir une région urbaine », comme l'annonce dès 1963 l'avant-projet de schéma directeur piloté par Paul Delouvrier.

5Proposant des déplacements vers d'autres expériences urbaines - françaises et européennes - qui montrent les effets de synchronisation et de contretemps (Paris construit l'enceinte alors que Lyon et Dresde la démontent), les transversalités mais aussi les différenciations (Paris annexe alors que Bruxelles agglomère), l'ouvrage montre combien la trajectoire grand-parisienne est spécifique et inscrite dans ce moment particulier de l'annexion qui a profondément marqué la conscience de la ville. Cette histoire n'est pas seulement destinée à répondre à l'amnésie contemporaine qui frappe souvent les débats sur l'avenir du Grand Paris. Elle vise surtout à revenir sur le champ d'expériences et l'horizon d'attentes qui ont construit, sur la longue durée, la métropole parisienne.
Cet ouvrage collectif est tiré du colloque et de l'exposition qui ont célébré en 2010 le cent-cinquantième anniversaire de l'annexion de Paris. Florence Bourillon et Annie Fourcaut avaient alors été sollicitées par Pierre Mansat, adjoint à la ville de Paris en charge des relations avec la métropole, et le Comité d'histoire de la ville de Paris, pour faire un retour sur le moment de l'annexion, ses conditions et ses effets, son histoire et son ...

ENCEINTE ; RAPPORT CENTRE-PERIPHERIE ; DEVELOPPEMENT URBAIN ; BANLIEUE ; EXTENSION URBAINE ; XIXe SIÈCLE ; XXe SIÈCLE

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- 850 pages , 115 PH

Le XIXe siècle a été un long apprentissage des Lumières. Dans un Paris capitale des révolutions et de la modernité, on s'interroge sur la menace de l'ombre sociale. C'est pourquoi, de l'époque romantique aux grands travaux haussmanniens, la nuit de la grande ville devient objet de discours et de conquête. Cette histoire de l'humanisation et de la rationalisation des nuits parisiennes révèle ainsi des formes inédites de sensibilité citadine, en explorant le nouveau rapport des Parisiens au temps et à la rue. Paris invente alors le noctambulisme mais se prend aussi d'affection pour la silhouette vacillante du chiffonnier et se délecte au récit des crimes sanglants commis par les " escarpes ". Entre privé et public, solitudes et multitudes, oisiveté et labeur, misérables et dandies, le Paris nocturne du XIXe siècle pourrait trahir les hantises, les tensions et les aspirations secrètes de la société post-révolutionnaire, celle du clair-obscur. C'est peut-être durant ces " douze heures noires " que Paris dévoile son âme, c'est-à-dire la vitalité et la fragilité mêlées de son peuple Le XIXe siècle a été un long apprentissage des Lumières. Dans un Paris capitale des révolutions et de la modernité, on s'interroge sur la menace de l'ombre sociale. C'est pourquoi, de l'époque romantique aux grands travaux haussmanniens, la nuit de la grande ville devient objet de discours et de conquête. Cette histoire de l'humanisation et de la rationalisation des nuits parisiennes révèle ainsi des formes inédites de sensibilité citadine, en ...

POPULATION ; XIXe SIÈCLE ; SOCIOLOGIE URBAINE

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- 291 p , 92 AH

Cet ouvrage de référence se veut être une histoire de la pensée architecturale et donner un aperçu de ce que les architectes ont tenté d'accomplir depuis le début de l'époque moderne. Tout en croisant la littérature, l'histoire, la sociologie, l'histoire de l'art, l'archéologie, l'esthétique, l'auteur propose ainsi une histoire des doctrines du mouvement moderne : romantisme, revivalisme (néo-romain, néo-grec, néo-Renaissance, nationalisme gothique, ecclésiologie gothique, polychromie, éclectisme), fonctionnalisme (analogie biologique, mécanique, gastronomique ou langagière), rationalisme, influence des arts apparentés (littérature et critique, design industriel, peinture et sculpture). Cet ouvrage de référence se veut être une histoire de la pensée architecturale et donner un aperçu de ce que les architectes ont tenté d'accomplir depuis le début de l'époque moderne. Tout en croisant la littérature, l'histoire, la sociologie, l'histoire de l'art, l'archéologie, l'esthétique, l'auteur propose ainsi une histoire des doctrines du mouvement moderne : romantisme, revivalisme (néo-romain, néo-grec, néo-Renaissance, nationalisme ...

HISTOIRE DE L'ARCHITECTURE ; ANALYSE DE L'ARCHITECTURE ; XVIIIe SIÈCLE ; XIXe SIÈCLE ; XXe SIÈCLE

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- 175 p , 145 PU

En 1853, Haussmann est nommé préfet de la Seine. Sa mission : reconstruire sur elle-même la vieille capitale du Second Empire. Il appelle à ses côtés le photographe Charles Marville pour fixer le souvenir des ruelles, des placettes, des monuments condamnés par le tracé des « percées » du « préfet éventreur ». Un premier ensemble de ces vues constituera le mythique « Album du préfet ». Nombre de photos de Marville sont aujourd'hui célèbres. Ce qu'on n'a jamais vu, en revanche, c'est leur double, fixé de nos jours, pour le plaisir d'une comparaison édifiante. Marville avait immortalisé ce qui était appelé à disparaître. Pour les besoins de ce livre, le jeune photographe Rémy Castan a saisi, 150 ans plus tard, ce qui devait braver l'éternité. Tout a changé, et pourtant la même ville demeure. Au fond, nos voitures le long des trottoirs ne diffèrent guère des fiacres et des charrettes dételées au pied des maisons borgnes. Celles-ci ont volé en poussière, mais des repères subsistent. Plus qu'Haussmann, c'est l'arrogance des modernes qui a scellé la métamorphose. Pas moins de 80 vis-à-vis jalonnent ce voyage stéréoscopique. En 1853, Haussmann est nommé préfet de la Seine. Sa mission : reconstruire sur elle-même la vieille capitale du Second Empire. Il appelle à ses côtés le photographe Charles Marville pour fixer le souvenir des ruelles, des placettes, des monuments condamnés par le tracé des « percées » du « préfet éventreur ». Un premier ensemble de ces vues constituera le mythique « Album du préfet ». Nombre de photos de Marville sont aujourd'hui célèbres. Ce ...

XIXe SIÈCLE ; PHOTOGRAPHIE

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- 327 p , 8 PAC

« Au spectacle quasi quotidien des destructions - d'h?tels particuliers, de maisons m?di?vales -cons?cutives aux transformations de Paris ? partir du Second Empire, un certain nombre de personnalit?s, comme Victor Hugo, ou de simples citoyens prennent la mesure de l'urgence qu'il y a ? s'engager en faveur des t?moins de l'histoire et de la vie pass?e de la capitale.Ce mouvement aux motivations historiques et littéraires autant qu'artistiques et architecturales aboutit rapidement à la naissance de nombreuses associations. Il invente à proprement parler la notion de "vieux Paris" - par opposition au Paris moderne qui surgit alors de toutes parts.Cet ouvrage consacré à la naissance d'une conscience patrimoniale dans le Paris de la fin du XIXe et du début du XXe siècle est le premier à retracer l'histoire des groupes de sauvegarde et de leur action, auxquelles on doit la préservation de nombreux fleurons du patrimoine architectural et urbain parisien. Servi par une iconographie inédite et variée, il restitue les controverses, les débats et les mobilisations qui ont largement contribué à dessiner le paysage urbain que nous connaissons aujourd'hui. Il montre aussi l'?volution des mentalit?s et des prises de conscience qui fa?onnent un imaginaire urbain, qui, bien loin d'?tre exclusivement nostalgique, s'efforce de penser la place du pass? dans la grande m?tropole du XXe si?cle alors en gestation. » « Au spectacle quasi quotidien des destructions - d'h?tels particuliers, de maisons m?di?vales -cons?cutives aux transformations de Paris ? partir du Second Empire, un certain nombre de personnalit?s, comme Victor Hugo, ou de simples citoyens prennent la mesure de l'urgence qu'il y a ? s'engager en faveur des t?moins de l'histoire et de la vie pass?e de la capitale.Ce mouvement aux motivations historiques et littéraires autant qu'artistiques et ...

PATRIMOINE ARCHITECTURAL ; HOTEL PARTICULIER ; EGLISE ; MOYEN-AGE ; XVe SIÈCLE ; XVIe SIÈCLE ; XIXe SIÈCLE ; XVIIe SIÈCLE ; XVIIIe SIÈCLE

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- 191 p , 66 PB

Des cafés les plus chics aux plus populaires, une tournée de bistros de la capitale ! Les auteurs ont arpenté les cafés parisiens pour saisir les ambiances et croquer les scènes de vie sur le vif.Des intérieurs raffinés et empreint d'histoire, on découvre sous le regard amusé des auteurs la diversité et la spécificité du bistrot parisien.

RESTAURANT-CAFE ; ARCHITECTURE INTERIEURE ; XIXe SIÈCLE

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- 529 p , 113 PH

Comment, au milieu du XIXe siècle, Paris a-t-elle pu devenir l'incarnation urbaine de la modernité ? Pour répondre à cette question, David Harvey a exploré les mutations connues par la ville à cette époque : transformation physique, avec les grands projets d'Haussmann, qui remplace le plan médiéval par les grands boulevards ; transformation économique, avec une nouvelle forme de capitalisme dominée par les puissances financières et industrielles ; transformation culturelle, avec l'irruption de ce qu'on appellera plus tard le modernisme ; transformation sociale, avec l'émergence de violents antagonismes de classes qui atteignent leur paroxysme dans les révolutions de 1848 et de 1871. En présentant la ville moderne comme le produit instable de forces hétérogènes et contradictoires, David Harvey nous offre une image vivante du fonctionnement de Paris ainsi qu'une vision panoramique de la période décisive que fut le Second Empire. Mais cette analyse de la ville moderne est aussi l'occasion d'une réflexion magistrale sur la ville contemporaine - sur la part de la population dans l'urbanisation, sur son accès aux ressources, en somme sur le «droit à la ville». Comment, au milieu du XIXe siècle, Paris a-t-elle pu devenir l'incarnation urbaine de la modernité ? Pour répondre à cette question, David Harvey a exploré les mutations connues par la ville à cette époque : transformation physique, avec les grands projets d'Haussmann, qui remplace le plan médiéval par les grands boulevards ; transformation économique, avec une nouvelle forme de capitalisme dominée par les puissances financières et industrielles ...

HISTOIRE ; HISTOIRE SOCIALE ; SOCIOLOGIE URBAINE ; XIXe SIÈCLE

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- p. 476 , 53 IF

A l'heure où l'actualité rappelle sans cesse l'urgence de la prise de décision concernant l'aménagement des métropoles et l'organisation des territoires périphériques, quel peut être le rôle des historiens ?Cet ouvrage raconte l'histoire passionnée des relations entre Paris et les banlieues qui l'entourent, de la fin de l'Ancien régime à aujourd'hui.

BANLIEUE ; HISTOIRE ; XVIIIe SIÈCLE ; XIXe SIÈCLE ; XXe SIÈCLE

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